"Fendre les nuages - chercher la Voie" (Maître Gichin FUNAKOSHI)

Respect et salut

Les Grands Maîtres répétaient souvent :
" Le Karate est pour toute la vie".

En cela, ils voulaient indiquer que, non seulement il n'y a pas de limite théorique en Arts Martiaux, mais qu'il est recommandé de ne jamais cesser la pratique et de s'entraîner autant et aussi longtemps que possible.

Mais ceci ne veut pas dire qu'il faille toujours s'entraîner de la même façon, au contraire.

Toujours adapter le rythme et les sensations, en harmonie avec la respiration, est le meilleur moyen, non seulement de continuer à progresser, mais encore de préserver, voire d'améliorer sa santé physique et mentale.

Humilité

Alain LE HETET restera un immense combattant, leader incontesté d'une équipe de France conquérante, mais avant tout l'homme de coeur qui était toujours tourné vers les autres plus que vers lui-même. Victime de la route impitoyable un soir d'été 2001, ce "gentleman" des tatamis savait, mieux que quiconque, donner à chacun les moyens de trouver sa propre Voie pour s'accomplir.

Au début de la pratique, et a fortiori lorsqu'on entre pour la première fois dans un "Dojo", les motivations, les objectifs, les raisons, peuvent être très différents d'un individu à l'autre.

Ceci peut être lié au pratiquant lui-même, en fonction de son âge, son sexe, ses activités extérieures, son passé, ses propres expériences. Mais il y a également l'influence de l'entourage, des parents, des amis, des médias, des images emblématiques véhiculées par la société.

On s'aperçoit vite que tout ceci est amené à évoluer, avec la découverte, jour après jour, du sens et du contenu de l'art martial que l'on a choisi pour guide. Chacun sera ainsi amené, aidé - mais non dirigé - en cela par l'enseignement qu'il reçoit, mais aussi par ses propres réflexions, à bâtir une "voie" personnelle vers la réalisation de soi.

Cette Voie (ou "Do") est bien le principe essentiel, puisqu'il indique que, plus encore que les buts que l'on voudrait atteindre, c'est le chemin emprunté qui compte, indépendamment du résultat pour lui-même.

"Etre" plutôt que "paraître", "faire" plutôt que "dire", chercher en soi-même les richesses intérieures que l'on possède plutôt que se tourner vers l'extérieur en quête de pouvoir et "d'avoir", voilà bien quelques préceptes qui peuvent devenir les nôtres sur la Voie des Arts Martiaux, mais aussi dans la vie en général.

Karaté en famille

Les femmes doivent pratiquer le Karaté de façon adaptée, non seulement à leur morphologie et leur physiologie, différentes de celle des hommes, mais également à leur état d'esprit, leurs objectifs propres, et en ayant recours à leurs qualités spécifiques, afin de mieux les renforcer et en tirer avantage.

Karaté féminin


On peut classer les pratiquants en fonction de l'âge de la façon suivante :

- les jeunes, avant 13 ans, pour qui la pratique doit être avant tout ludique, récréative, et surtout sans danger pour la croissance (pas de chocs, de blocages articulaires, etc.). La séance ne doit pas dépasser 45 mn à 1 h, hors échauffement, pour des raisons d'endurance physique et de concentration,

- les adolescents de 13 à 18 ans, dont les motivations sont fortes, souvent émotionnelles et à court terme, et pour lesquels il est important de canaliser l'énergie de manière positive,

- les adultes jusqu'à 40 ans environ, qui sont à plein régime de leurs capacités physiques et peuvent se livrer sans réserve,

- les adultes de 40 à 55 ans environ, qui apprennent à progresser en profondeur, avec relâchement, renforçant leur mental et unifiant leur corps avec leur esprit,

- pour les "seniors" au-delà de 55 ans, la pratique devient la plus enrichissante, car elle s'accompagne de la véritable compréhension de l'Art Martial, libérée des aspirations matérielles.